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Pour Bruno Ronzier, ses premiers instructeurs en céramique ont été la terre du jardin, le feu de la cheminée, Daniel de Montmollin et son « Poème Céramique », les musées d’archéologie avec sa mère et les croquis d’animaux de son père.

Après une formation complète de potier-céramiste à la Borne auprès d’Agnès Chapelet, il s’installe enfin en 2010 à Brain-sur-Vilaine en Pays de Redon.

« La vaisselle est une envie multiple qui tient au plaisir de tourner, de maîtriser ce très vieux métier de potier tourneur, de faire de masses informes des formes parfaites et d’ aligner des dizaines de pots humides sur une planche. »

Il prépare une partie de sa terre à partir d’un gisement dans les marais de Vilaine. Les autres terres viennent du Fuilet et de stocks de terres méditerranéennes.

Concernant les décors, la basse température des faïences était au départ un pari écologique sur l’économie de bois de chauffe. Il lui a fallu totalement découvrir le grès, cette matière si différente où l’émail ne se suffit plus à lui-même. La terre vernissée d’abord et la jouissance de décors alambiqués à l’engobe et au clou. La « vraie faïence » à l’émail blanc opaque ensuite, où seul le pinceau peut intervenir.

D’un langage complexe, Bruno a privilégié le minimalisme avec ces motifs de plantes et de poissons, qui, par leur danse permanente, sont les héros bienvenus dans cette fête du presque rien.