Géométrique céramique: Delphine Iskandar

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Aimant créer des bijoux depuis le début où elle a commencé à travailler avec l’argile en 2006, Delphine a mis de côté sa production d’objets usuels et décoratifs pour approfondir l’univers du bijou en 2012. Nourrit par son parcours de graphiste parisienne, ses collections, éloges de la légèreté, expriment des petits mondes organiques ou architecturés, où le peu dit beaucoup.
Pour la fabrication, elle commence par faire des croquis, des recherches d’émaux, puis d’argile (porcelaine ou grés) travaillée en plaque ou modelée, découpée. Les bijoux sont cuits dans un four à gaz d’abord à 00°C puis émaillés, ils sont cuits ensuite à 1280°C. Les bijoux recevant un émail contenant de l’or ou du platine, ont une troisième cuisson à 750°C. Puis vient le temps du montage, avec des métaux précieux (argent 925/1000ème), du laiton doré à l’or fin ou autres.

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Géométrique céramique: Pauline Tanguy Enilop

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Après des études d’arts plastiques, elle a décidé de se tourner, il y a 3 ans, vers la céramique souhaitant confronter le graphisme à la matière et travailler les volumes. Elle s’est formée pendant 5 mois chez un potier dans le Morbihan.
Pauline a découvert la porcelaine, matière dont elle dit ne plus pouvoir se passer désormais. Elle la travaille au tour. La matière est blanche et pure, légère et translucide, délicate et solide à la fois, ce sont ces qualités qu’elle tente de mettre en avant dans ses créations. Il y a d’abord le travail du tournage, la recherche d’une forme avec une succession de gestes précis et délicats où un simple mouvement de doigts peut changer la forme de l’objet. Pauline aime aller à la limite du possible, essayer d’obtenir une finesse extrême avant que la porcelaine ne s’effondre.
Vient ensuite la recherche des engobes qui sont un mélange de porcelaine et d’oxydes, c’est ainsi qu’elle fabrique ses couleurs, en essayant d’obtenir une variation harmonieuse de bleus, verts et de gris. Après avoir trempé une partie de ses pièces dans cet engobe, elle travaille sur le motif. Le dessin fait partie intégrante de son travail. Elle dessine depuis toujours et travaille la porcelaine comme un carnet à dessins en gravant l’engobe sur la terre crue. Elle réalise les graphismes sur le vif et sans ébauche suivant la forme aléatoire du tracé de l’engobe. Les formes ne sont pas définies à l’avance, elle sait où elle commence mais ne sais pas où elle va s’arrêter.
Son univers graphique oscille entre formes géométriques, abstraites et figuratives. Les personnages se mêlent aux végétaux, les triangles forment des architectures, les lignes deviennent rayures, un monde poétique et imaginaire prend alors vie…
Après la première cuisson à 980 degrés, elle émaille l’intérieur des pièces et laisse l’extérieur tel quel pour garder un contact brut avec la matière et jouer sur le rapport mat/brillant. Puis les pièces sont cuites à 1300 degrés.

Géométrique céramique: Mathieu Duval

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Né à Paris en 1982, Mathieu Duval a commencé à travailler l’argile à l’âge de 9 ans, explorant la matière en autodidacte. Modelage, tournage, cuisson, émaillage… toutes les étapes du processus de création en terre cuite. Durant une quinzaine d’années, il a fabriqué des objets usuels, marqués par sa créativité personnelle. L’artiste s’est ensuite tourné vers une autre dimension de la céramique. Sortant de la notion utilitaire de la poterie, il a entrepris de sculpter l’argile. Les formes apparues, abstraites et tortueuses, reflétant les émotions du créateur, ses impulsions du moment.
Sa technique évolua et s’affina. Fin connaisseur des réactions de la terre, il y a adapté son mode de sculpture. Ainsi, aujourd’hui, les créations de Mathieu Duval sont autant un travail personnel qu’un jeu entre l’homme et la matière.
En faisant apparaître ces silhouettes d’argile, composées autant par la matière que par le vide qu’elles enferment, l’artiste inverse le rôle de la terre, qui n’est plus qu’une
ligne dans l’espace. Mathieu Duval dessine des idées de volumes. Il crée des formes abstraites, complexes, étranges, inattendues. Il fait danser la matière avec le vide, et propose un voyage en trois dimensions. Il invite l’œil à suivre ce ballet de lignes et l’espace qu’elles caressent. Le regard plonge et se perd dans une promenade le long de ces courbes de terre qui se croisent et s’entremêlent. La matière n’est plus qu’un croquis d’elle-même, une suggestion.
Ainsi, sous la main de l’artiste, l’argile s’unit au vide pour donner corps à l’impalpable.