Stéphanie Jeannel, Anabarbotine

Après plusieurs années dans l’événementiel, Stéphanie a décidé de prendre contact avec la terre…ou comme elle le dit c’est la terre qui est venue à elle ! Ses mains attendaient ce moment comme un rendez-vous qu’il ne fallait pas manquer et une aventure a commencé.

Elle a obtenu son CAP de tourneur en céramique en 2013 (formation au sein de l’atelier Céramuse à Savigny sur Orge) et créé son atelier à la Rochelle en 2014.

Elle travaille le grès, la porcelaine et fabrique ses émaux à partir de matières premières, en suivant à la lettre les recettes échangées, essayées, et quelques fois en fermant les yeux pour plus de surprises…

Le partage et la qualité des rencontres que la céramique lui offre au quotidien, est une valeur ajoutée à cette odyssée.

Stéphanie nous parle de son travail : « J’aime apporter de la légèreté dans mon quotidien et dans mon art. Le lien entre chacune de mes pièces est de reflet de mes envies pour toucher de plus près ce qui m’est cher et précieux. »

Elle est instellée à La Rochelle

Nathalie Bribech, Meig

Inspirée par les objets du passé, Nathalie recherche des formes simples, épurées, sobres pour composer bols, gobelets, pichets, bouteilles, pots à anses, jarres et sculptures représentatives de son monde intérieur…

Elle travaille l’objet-céramique comme le bijou à travers le symbole, autour de thèmes comme l’habitat, l’intimité, les liens ou le souvenir. L’artiste accorde un intérêt particulier à la sculpture miniature, à porter sur soi, qui offre en parure l’essence de nos sentiments et émotions.

 D’autres thèmes nourrissent aussi sa recherche : l’autre moi, à travers un travail sur les ombres, les routes, les couples ou les visages.

Elle modèle le grès chamotté et une terre noire plus fine. Son univers de création est proche de la matière dont elle aime le côté brut et rugueux. Elle privilégie les couleurs mates, naturelles. Les formes sont montées au colombin ou à la plaque.  Les décors sont créés à l’aide d’oxydes métalliques et de glaçures mates ou satinées. Ils peuvent aussi être minimalistes, sans émail, gravés dans la terre. Nathalie intègre le métaI à ses objets, travaillé pour offrir des surfaces brossées ou martelées aux tonalités changeantes, bleutées, rougeâtres ou noircies en relation avec l’émail de la pièce. Toutes ses créations sont uniques.

Elle est instellée à Paris

Mathilde Bernard

Mathilde nous raconte comment, suite à la proposition de cette exposition, le titre à raisonné en elle.

« Quels sont mes rêves pour notre Terre? 

Comme beaucoup d’autres, et comme on devrait tous l’être, je me sens concernée par deux sujets d’actualité :  

  • l’Écologie : aussi bien pour les écos-systèmes que pour le bien-être animal.  
  • l’Égalité femmes et hommes : je rêve également d’une égalité totale entre les hommes et les femmes.  

L’écologie et l’égalité entre les êtres humains peuvent paraître deux sujets différents alors qu’ils sont liés, les femmes ont trop longtemps été comparées à la nature, comme une terre à conquérir et à dompter, au même titre qu’une Terre sauvage et menaçante pour l’homme. 

Alors apaisons-nous en respectant la nature en s’inspirant d’anciennes civilisations,  ou comme dans d’autres cultures, ou le sacré relie la nature aux femmes et aux hommes. »

Elle est installée à Lorient (56).