Elsa a toujours été attirée par les détails, les miniatures. C’est donc tout naturellement que le petit a trouvé sa place dans son travail artistique, dans les détails de ses personnages, les gravures inscrites dans la terre ou autres matériaux ajoutés. Cet art du micro se déploie sous la forme de sculptures miniatures, telles des étiquettes, «des oreilles rangées dans des boîtes, des paires de pieds»… mais aussi sous forme de bijoux, qu’Elsa nomme «les petites œuvres portatives», les «Curieuses CuriosiT».
Ces dernières sont des œuvres à part entière, que l’on porte à nos oreilles, à nos doigts ou notre buste et où l’harmonie entre graphisme, formes et couleurs se réalise.
Pour cette exposition-vente hivernale de quatre mois, cette période où l’obscurité prend la place de la lumière, nous invitons la couleur au Patiau. La terre, nos racines ; les couleurs, cette diversité. En cette saison de fêtes, de joie et de partage, les céramiques colorées et décorées sont à l’honneur au Patiau.
A l’heure où nos foyers s’illuminent, où la lumière du cœur remplace celle du soleil, six céramistes du grand Ouest nous proposent de parer nos intérieurs et nos vies avec leurs créations, utilitaires et décoratives.
Retrouvons un ensemble unique, original et local de cadeaux à offrir pour cette nouvelle année qui s’annonce.
Du 6 novembre 2021 au 26 février 2022. Du mercredi au vendredi de 10h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30. Le samedi de 14h30 à17h30.
Pour Bruno Ronzier, ses premiers instructeurs en céramique ont été la terre du jardin, le feu de la cheminée, Daniel de Montmollin et son « Poème Céramique », les musées d’archéologie avec sa mère et les croquis d’animaux de son père.
Après une formation complète de potier-céramiste à la Borne auprès d’Agnès Chapelet, il s’installe enfin en 2010 à Brain-sur-Vilaine en Pays de Redon.
« La vaisselle est une envie multiple qui tient au plaisir de tourner, de maîtriser ce très vieux métier de potier tourneur, de faire de masses informes des formes parfaites et d’ aligner des dizaines de pots humides sur une planche. »
Il prépare une partie de sa terre à partir d’un gisement dans les marais de Vilaine. Les autres terres viennent du Fuilet et de stocks de terres méditerranéennes.
Concernant les décors, la basse température des faïences était au départ un pari écologique sur l’économie de bois de chauffe. Il lui a fallu totalement découvrir le grès, cette matière si différente où l’émail ne se suffit plus à lui-même. La terre vernissée d’abord et la jouissance de décors alambiqués à l’engobe et au clou. La « vraie faïence » à l’émail blanc opaque ensuite, où seul le pinceau peut intervenir.
D’un langage complexe, Bruno a privilégié le minimalisme avec ces motifs de plantes et de poissons, qui, par leur danse permanente, sont les héros bienvenus dans cette fête du presque rien.