
Publié par Le Patiau, centre d'art et d'histoire céramique | Filed under Animations, Exposition, le patiau
20 jeudi Juin 2019

Publié par Le Patiau, centre d'art et d'histoire céramique | Filed under Animations, Exposition, le patiau
02 jeudi Mai 2019
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Aimant créer des bijoux depuis le début où elle a commencé à travailler avec l’argile en 2006, Delphine a mis de côté sa production d’objets usuels et décoratifs pour approfondir l’univers du bijou en 2012. Nourrit par son parcours de graphiste parisienne, ses collections, éloges de la légèreté, expriment des petits mondes organiques ou architecturés, où le peu dit beaucoup.
Pour la fabrication, elle commence par faire des croquis, des recherches d’émaux, puis d’argile (porcelaine ou grés) travaillée en plaque ou modelée, découpée. Les bijoux sont cuits dans un four à gaz d’abord à 00°C puis émaillés, ils sont cuits ensuite à 1280°C. Les bijoux recevant un émail contenant de l’or ou du platine, ont une troisième cuisson à 750°C. Puis vient le temps du montage, avec des métaux précieux (argent 925/1000ème), du laiton doré à l’or fin ou autres.
02 jeudi Mai 2019
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Après des études d’arts plastiques, elle a décidé de se tourner, il y a 3 ans, vers la céramique souhaitant confronter le graphisme à la matière et travailler les volumes. Elle s’est formée pendant 5 mois chez un potier dans le Morbihan.
Pauline a découvert la porcelaine, matière dont elle dit ne plus pouvoir se passer désormais. Elle la travaille au tour. La matière est blanche et pure, légère et translucide, délicate et solide à la fois, ce sont ces qualités qu’elle tente de mettre en avant dans ses créations. Il y a d’abord le travail du tournage, la recherche d’une forme avec une succession de gestes précis et délicats où un simple mouvement de doigts peut changer la forme de l’objet. Pauline aime aller à la limite du possible, essayer d’obtenir une finesse extrême avant que la porcelaine ne s’effondre.
Vient ensuite la recherche des engobes qui sont un mélange de porcelaine et d’oxydes, c’est ainsi qu’elle fabrique ses couleurs, en essayant d’obtenir une variation harmonieuse de bleus, verts et de gris. Après avoir trempé une partie de ses pièces dans cet engobe, elle travaille sur le motif. Le dessin fait partie intégrante de son travail. Elle dessine depuis toujours et travaille la porcelaine comme un carnet à dessins en gravant l’engobe sur la terre crue. Elle réalise les graphismes sur le vif et sans ébauche suivant la forme aléatoire du tracé de l’engobe. Les formes ne sont pas définies à l’avance, elle sait où elle commence mais ne sais pas où elle va s’arrêter.
Son univers graphique oscille entre formes géométriques, abstraites et figuratives. Les personnages se mêlent aux végétaux, les triangles forment des architectures, les lignes deviennent rayures, un monde poétique et imaginaire prend alors vie…
Après la première cuisson à 980 degrés, elle émaille l’intérieur des pièces et laisse l’extérieur tel quel pour garder un contact brut avec la matière et jouer sur le rapport mat/brillant. Puis les pièces sont cuites à 1300 degrés.